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11 novembre 2014 : une cérémonie dont on se souviendra
Article mis en ligne le 12 novembre 2014
dernière modification le 9 décembre 2014

par Mathieu Besson

L’émotion fut vive, en ce mardi 11 novembre 2014, pour tous ceux qui assistèrent à la cérémonie commémorative près du monument aux morts de la commune de Mornant.

Grâce au travail remarquable des élèves participant à l’atelier Généalogie et Histoire, encadrés par notre enseignante d’histoire-géographie, Evelyne Marsura, qui consultèrent les registres militaires ainsi que le livre d’or de la commune et s’aperçurent d’une erreur, un nom fut, hier, officiellement ajouté sur le monument : celui de Jean-Claude Rivoire, tombé pour la France en décembre 1916, quelque part dans l’effroi des tranchées, près de Verdun, et tombé depuis dans les ténèbres de l’oubli.

Cette erreur vient donc d’être effacée et la mémoire de ce Poilu mort pour la France, comme celle des soixante-quatre autres, est maintenant honorée, dans sa commune.

Durant cette cérémonie, une élève de notre collège, Elisa, a lu, remarquablement, ce texte rédigé en la mémoire des soldats mornantais tombés sur le front de la Grande Guerre :

« Sur ce monument aux morts de Mornant, ils sont 65. 65 Mornantais tombés pour la France lors des combats de la Première Guerre Mondiale, 65 tombés sur tous les fronts de France et même de Macédoine.

Il s’agit souvent d’hommes très jeunes. Certains sont morts au combat, d’autres ont succombé à leurs blessures à leur retour.

Sur ce monument, il manquait un nom : celui de Jean-Claude Rivoire. Aujourd’hui, nous nous souvenons de lui.
Jean-Claude Rivoire naquit à Saint-Symphorien-sur-Coise en 1897. Parce que son père était journalier, la famille Rivoire se déplaça beaucoup, de village en village, en fonction du travail disponible, puis finit par s’installer à Mornant. En janvier 1916, Jean-Claude Rivoire fut mobilisé. Il n’avait que 18 ans. Le 16 décembre 1916, il fut porté disparu dans le secteur de Verdun, lors des combats pour la reprise de Douaumont. Comme beaucoup d’autres soldats, son corps ne put être identifié, tant les combats de la Première Guerre Mondiale furent violents et atteignirent des sommets d’horreur.
Le frère de Jean-Claude Rivoire, Pierre, lui, fut blessé, mais survécut. Aujourd’hui, sa nièce, Madame Richaud, vit toujours à Mornant.

Nous rendons hommage aujourd’hui à tous les soldats mornantais, dont le courage et la vaillance sont évoqués dans les registres militaires.
D’Antoine Bruyas, disparu à 20 ans, il est dit : "Très bon soldat d’allant et de courage, tombé glorieusement pour la France, à l’assaut des tranchées en avant de Souchez le 18 Juin 1915.”
Sur le registre d’Aimé Carrichon, mort à 24 ans, nous avons pu lire : « Brillante conduite au feu. a toujours été un exemple de courage et de sang-froid ».
Jean-Pierre Martin, qui avait 20 ans quand il fut enseveli dans la tranchée, est qualifié de “très bon soldat ayant fait preuve du plus bel esprit de sacrifice en se maintenant à son poste sous un très violent bombardement”.
Ce ne sont que quelques exemples, parmi d’autres.

Ce monument, nous ne le regarderons plus jamais de la même façon. Ces soldats, dont nous ne connaissions que les noms, ont maintenant pour nous une histoire, presque un visage. Nous connaissons leur famille, nous connaissons leur vie, brisée par la guerre, par la violence des hommes.

Nous devons nous souvenir de tous ceux qui se sont sacrifiés pour notre liberté. »

Notre établissement, le collège Pierre de Ronsard, est très fier d’apprendre à ses élèves l’importance du travail de mémoire.


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